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Des éco-gestes aux éco-clics !

Digital Marketing // Media🇨🇭

Des éco gestes au éco clics, écologie numérique

Où est localisé notre datacenter ? utilise-t-on des matériaux durables ? A-t-on une vraie réflexion quant à notre impact dans le cadre professionnel ? L’utilisation de données, d’outils et d’appareils électroniques étant le cœur de nos métiers, comment rester cohérent avec la transformation numérique ?

L’empreinte environnementale du digital est invisible à nos yeux, mais malheureusement bien réelle. En effet, Le numérique serait responsable de 4% des émissions de gaz à effet de serre (Podcast France Inter, 58 min.). Les grands défenseurs de l’environnement interpellent sur les conséquences du numérique et œuvrent à la promotion d’une écologie digitale. A titre personnel, Le WWF propose, aux internautes, de tester son empreinte écologique grâce à son calculateur d’empreinte en ligne. Au travers d’un questionnaire détaillé, il évalue l’impacte de vos habitudes de vie et de consommation. Le site renseigne également une série d’éco-gestes à adopter au quotidien.

Aujourd’hui, il s’est écoulé 30 ans depuis le premier site internet. Et depuis, des milliards de nouveaux sites ont vu le jour. Cependant, malgré tous les bénéfices du web, le digital pollue !

De son côté Greenpeace, propose un guide mesurant l’impact écologique des géants du web. Car, oui le numérique n’est pas une industrie immatérielle. En effet selon les experts, la transformation de composants électroniques et la pollution associée à la fin de vie de nos différents équipements aurait un impact environnemental indécent.

Des alternatives et de nouveaux profils

Des alternatives existent ! C’est ce qu’en témoignent le guide « Vers une communication numérique plus sociale et solidaire », basé sur le travail de Bachelor de Safa Shams et réalisé en collaboration avec Audrey Huguenin. Ce guide propose des outils alternatifs , en ligne avec les valeurs de l’économie sociale et solidaire. Découvrez-y de nombreuses références en licence libre pour créer des visuels en alternative à Adobe Creative Cloud et des solutions simples qui passent par l’utilisation de logiciels open source ou par un changement de navigateur … plus écologique.

D’un point de vue humain, de nouveaux profils, tels que les « Digital Ecologist » fleurissent sur LinkedIn. Ce sont des stratèges généralistes garant de l’impact écologique dans les décisions digitales de l’entreprise.

Le LABEL numérique responsable

Une solution parmi d’autres : L’Institut du Numérique Responsable en partenariat avec des acteurs importants du secteur ont créé un label « Le LABEL numérique responsable ! »

Le référentiel de ce label s’appuie sur 5 axes qui permettent d’intégrer une stratégie numérique responsable au sein de son organisation en passant par :

  • Des achats responsables,
  • Une démarche orientée « éco conception » (en opposition avec l’obsolescence programmée dont une loi a sonné l’abolition en 2015),
  • Le développement de compétences,
  • Et pour finir, une réorganisation du poste et des habitudes de travail.

Une certification dont bénéficie déjà de grandes structures en France et en Suisse. Nous citerons d’ailleurs les SIG (Services Industriels Genevois), bénéficiaire 2020 de ce label.

Vers des éco-clics ?

Concilier numérique, valeurs écologiques et éthique relève donc d’un véritable numéro d’équilibriste. Le monopole des GAFAM dans certains domaines directement liés à nos métiers nous empêche de faire des choix managériaux de conscience et économiquement durable pour nos activités. Cependant, les politiques et activistes travaillent ensemble pour proposer des solutions concrètes afin de rendre le numérique responsable et en ligne avec le respect de l’environnement.

En attendant, à notre échelle nous menons une réflexion transversale sur notre manière de communiquer, de collaborer et de planifier à l’interne mais aussi à notre manière de communiquer et d’échanger à l’externe. Ce sont les premiers pas de notre approche du management à l’ère du numérique.